Une patience infinie

On se découvre des ressources incroyables lorsqu’un marmot entre dans notre vie.

Petit pois dans ses crises

J’avais déjà mis le doigt sur cette patience exemplaire qu’est la mienne vis-à-vis de mon homme, j’avais remarqué à quel point mon attitude était différente avec lui. Non qu’il soit un immense casse-bonbon, il est plutôt cool, mais sur ces petits trucs du quotidien qui nous agacent prodigieusement, j’arrive à être coulante. Alors qu’avec frère et soeur ou lorsque j’ai expérimenté la colocation… ben tiens, tu pouvais la chercher ma patience !

Depuis que Petit pois est née, c’est encore plus marqué : je me découvre un puits sans fond de patience. Un truc de dingue. Depuis une semaine qu’elle tape sa crise des huit mois à coups de hurlements, de « désormais ton biberon je le prendrai que si tu me portes et que tu marches en même temps » et bien sûr de nuits entrecoupées, hé bien je reste zen. Elle pleure, il est 2h du matin et je suis couchée depuis même pas une heure ? Pas de problème, je me lève, je la prends contre moi (il n’y a que ça pour la calmer), on fait les 100 pas, elle se rendort sur mon épaule, si je la pose elle hurle à nouveau à la mort, alors je recommence, deux, trois fois, sans moufter. Pareil à 6h du matin.

A l’heure du repas, même chose : déjà qu’elle ne voulait plus que le biberon, maintenant il faudrait que ce soit dans mes bras et en mouvement. Impossible, lui réponds-je calmement, maman a mal au dos et les repas chez nous, c’est assis ! Ce à quoi elle me répond par ses plus beaux hurlements. Pas de problème ma chérie, on lâche le bib, et si on allait sur le balcon pour regarder les arbres ? (elle adoooore regarder les feuilles bouger) Pof ! La voilà calmée, pour un peu elle gazouillerait comme les oiseaux sur les branches. Alors on y retourne, je l’assois et lui tend le bib’. Nouvelle crise. Okay, okay babe, comme tu veux ! Après deux ou trois tentatives, je lâche l’affaire, tiens et si t’allais dans ton babytrott pendant que moi je mange ? Enchantée, le Petit pois se met à tapoter ses machines et faire tournicoter les papillons de l’arche, c’est la fête, wouhou ! Après une pause de 10 minutes, je me rapproche avec le biberon, la laisse dans le babytrott et parviens à le lui faire boire d’un coup. Wouw, je ne suis même pas énervée, une mouche qui me tourne autour m’aurait agacée trois fois plus !

L’amour est un truc de dingue.

(et sinon, après cet épisode de refus de biberon, figurez-vous que le soir-même elle déglutissait un repas ENTIER à la cuillère, sur son siège, tranquille ! Bon, là où j’ai été un peu frustrée, c’est qu’il s’agissait d’un petit pot et non d’une de mes purées… m’envoie-t-elle un message concernant mes compétences culinaires…?)

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4 réponses à “Une patience infinie

  1. Moi, je n’ai jamais été patiente et pourtant, depuis que j’ai MisterBB, je suis métamorphosée! J’en suis encore un peu étonnée…Les seuls moments où je perds parfois un peu patience (mais je prends sur moi) c’est quand je suis très fatiguée…

  2. J’imagine que t’as vérifié en long en large et en travers hein, mais t’as pas de dents qui se pointent à l’horizon ? 😉

    • Non là on était vraiment dans le cap de la crise des 8 mois… Par contre on voit se pointer une méga incisive en haut, m’est avis que notre louloute va morfler !

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